Exposition : THIERRY CARRIER « … On the other side »

THIERRY CARRIER
« … ON THE OTHER SIDE »
Peinture – Souillac
10 octobre > 27 novembre 2026
Vernissage : Vendredi 09 octobre 2026 à 18h30
Partenariat : H Galerie – Paris

« … On the other side »
« On the other side » pourrait enfin dévoiler ce qui se cache derrière la porte ou derrière ce mur, un monde que l’on pourrait entrevoir par le trou de la serrure ou cette fissure érodée par le temps.
On a sans doute envie de voir mais ne pas savoir.
Ces peintures sont des bribes d’un travail que je tente de bâtir dans un ensemble. Montrer à voir sans imposer de sens narratif et intelligible. De l’autre côté, c’est ce que l’on imagine, c’est ce que l’on fantasme.
En première lecture, si nous devions nous accrocher à une narration, nous pourrions évoquer le rapport de l’individu dans un environnement donné. Ici un enfant soldat dans un décors d’une possible Amérique passée, là une femme gisant au bort de l’eau ,vénérable et à la merci de tout imprévu, ici encore une jeune fille au milieu d’une route. Ces images qui n’ont de sens que si on veut bien leur en donner.
Nous n’aimons pas le flou, nous n’aimons pas le doute, nous n’aimons pas la confusion et nous sentons ce besoin permanent de repère ou de cadre qui nous rassure., Alors quelle peut être l’utilité d’une peinture figurative si elle n’a pas de titre ou si nous ne pouvons définir avec précision ce qui se passe sous nos yeux?
On flirte entre le possible lié au réel ou un arrêt sur image d’un film dépourvu de scénario. Nous ne pouvons même pas définir le personnage de par une action…car d’action, il n’y en a pas. Nous ne pouvons pas narrer les choses et nous nous retrouvons devant une mise en situation d’un état.
Les peintures ici présentées, n’ont pour moi, pas plus d’importance que de simples galets ramassés sur une plage. Le plus important, ce ne sont pas ces galets mais la plage elle-même. Plage sur laquelle je peux me tenir debout pour scruter l’horizon, un horizon inatteignable où peut être se dessine une limite, se dresse un mur (référence au film the Truman show) où je pourrais trouver une fissure érodée et ainsi deviner ce que la peinture me permettrait enfin de voir.
Alors il ne nous reste que nos propres références culturelles pour apporter du sens, voire même une morale. Puiser en nous même ce qui nous définit et ainsi accéder sans trop de difficulté à la lecture sensible de l’oeuvre.
